http://www.theglobeandmail.com/news/world/canadian-crime-and-american-punishment/article1380901/

L’article du Globe and Mail cité ci-dessus met le doigt sur la furie sans précédent de modifications apportées au Code criminel par le gouvernement Harper et cela en l’absence de consultations de ceux qui ont le plus d’expérience dans le domaine et qui ne sont pas attachés politiquement à un bord ou l’autre. Les noms alléchants proposés pour ces amendements  sont du genre « Loi renforçant la sévérité des peines d’emprisonnement pour les crimes les plus graves » ou bien «Loi sur l’adéquation de la peine et du crime » sont les signes d’une motivation politique évidente.
On peut vraiment se poser la question quant à savoir qui le gouvernement Harper a consulté pour en arriver à ces titres de loi ? Les sondeurs des opinions publiques certainement, ceux qui savent combien de votes peuvent rapporter un tel mot ou un autre sur le titre d’une loi, même si les changements proposés sont bâclés et servent surtout à montrer au public mal informé combien ce gouvernement est dur contre la criminalité.

Avant de vouloir transformer notre système de justice criminelle en un système comparable à ce qui se fait aux États-Unis, on devrait quand même se rappeler que ce système possède un des plus haut taux d’incarcération et de crimes commis avec violence du monde industrialisé.

Vouloir trop coller à l’actualité des crimes pour prendre des décisions qui vont modifier le Code criminel est faire preuve de myopie et c’est se fourvoyer sur les effets de ces changements. Longtemps après que les votes ont été gagnés ou perdus, nous resterons avec ces modifications électoralistes et il nous faudra malheureusement vivre avec leurs conséquences.