La télévision et le cinéma présentent souvent une image peu réaliste du droit criminel. Les procédures judiciaires sont rarement exactes. Ce qui suit est un échantillon des mythes colportés par les media dans le domaine du droit criminel.

MYTHE : Ma cause sera classée (recevra une ordonnance de non-lieu) parce qu’on ne m’a pas avisé de mes droits constitutionnels.
RÉALITÉ : La lecture des droits constitutionnels n’est pas obligatoire pour procéder à une arrestation. Les dépositions faites avant la lecture de ces droits peuvent ne pas être admises pour déterminer la culpabilité de l’accusé lors d’un procès, mais les chefs d’accusation ne peuvent pas être rejetés simplement parce que l’accusé n’a pas été avisé de ses droits constitutionnels lors de son arrestation. Le seul moment où il doit l’être est lors d’un interrogatoire ou questionnement par une ou plusieurs agences.
MYTHE : Ma coopération avec la police aura pour effet d’annuler mon inculpation.
RÉALITÉ : Lorsque la police arrête un suspect officiellement inculpé elle n’a nullement l’autorité de rendre une ordonnance de non-lieu (d’annuler son inculpation). Pas plus qu’elle n’a l’autorité de faire la moindre promesse concernant la durée et la sévérité de la sentence. Très rarement, il arrive que la police fasse des recommandations en faveur de l’accusé auprès du tribunal sans que cela ne garantisse pour autant une sentence plus légère.
MYTHE : Ma condamnation peut être purgée (annulée).
RÉALITÉ : La purge – ou annulation – d’une condamnation n’est pas une procédure simple. Cette action a pour but d’effacer les antécédents criminels d’une personne. En général un lapse de temps considérable doit s’écouler entre le crime commis et la requête de purge de la condamnation, sans qu’aucune autre activité criminelle n’ait eu lieu entre temps. La peine doit avoir été servie, et les exigences de la remise en liberté accomplies. De plus certains actes criminels tels que le viol, la pornographie juvénile, les crimes dont la victime a moins de 18 ans et toute autre forme de voie de fait sexuelle, ne sont pas éligibles et ne peuvent jamais être purgés (annulés).
MYTHE : La police ne cherche qu’à me venir en aide.
RÉALITÉ : Malheureusement la police n’a aucun intérêt à venir en aide à un suspect. Son travail consiste à recueillir l’information et à trouver l’évidence qu’un crime a été commis. Il est fort possible que cela s’applique à votre arrestation. Si vous êtes impliqué dans un crime, de quelque manière que ce soit, ne considérez pas la police comme une alliée utile. Même si les policiers semblent faire preuve de compassion, interpréter leur comportement en votre faveur serait une grave erreur. Qu’ils soient gentils ou agressifs, les policiers notent tout ce que vous dites et n’hésiteront pas à l’utiliser à leur avantage. Aussi ardu que cela puisse paraître, il est toujours essentiel de garder l’esprit clair lorsqu’on a affaire aux forces de la loi, tout autant que la ferme résolution de défendre vos droits quelles que soient les circonstances. Et, quelles qu’elles soient, ne prenez aucun risque sans connaître vos droits légaux.
Brett écrit souvent à propos des réalités auxquelles est confronté un avocat criminaliste. L’avocat Brett Podolsky croit fermement que tout le monde mérite une défense juste et
impartiale en cas d’inculpation criminelle.