Le criminaliste Montréalais bien connu, Jean-Claude Hébert, a causé tout un émoi dans la communauté de la défense pénale avec son intervention dans le cas de Justin Bourque, le meurtrier déclaré coupable d’avoir tué trois agents de la GRC au Nouveau-Brunswick l’an dernier.

Monsieur Hébert a demandé au Barreau du Nouveau-Brunswick de désigner un avocat pour porter la cause en appel après que monsieur Bourque avait été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 75 ans. Plusieurs commentateurs ont remis en question la performance de son avocat, David Lutz, citant son accord avec la Couronne dans un exposé des faits produit à l’audience de détermination de la peine qui a qualifié le triple meurtre de « l’un des crimes les plus odieux de l’histoire canadienne « . L’effort de monsieur Lutz au nom de son client se limitait à inviter la Cour à sentencer monsieur Bourque à 50 ans sans libération conditionnelle. Il a également omis de commander son propre évaluation psychiatrique afin d’essayer d’atténuer la responsabilité de son client.

Il semble inhabituel qu’un cas de cet ampleur soit conclu en moins d’un an et, même si c’était le désir de monsieur Bourque de plaider coupable, on doit se demander quel effort a été fait pour lui donner le temps de réfléchir sur les conséquences de son plaidoyer. Une chose est certaine: le client de M. Lutz a reçu la peine la plus sévère possible en vertu du Code criminel, et en fait la peine la plus longue dans tout l’histoire du droit criminel canadien.

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